Le Sommet des Elus Locaux et Régionaux de Marrakech, organisé par les deux associations marocaines de Villes et Régions (AMPCC et ARM), s’inscrit dans la droite ligne de la volonté du Royaume du Maroc de faire de cette COP, un rendez-vous résolument tourné vers l’action.
L’objectif de cette entreprise collective mondiale est d’inscrire cet événement comme un instant de vérité pour la diplomatie territoriale climatique, en démontrant la continuité de la « mobilisation pour l’action et l’impact » des gouvernements locaux et régionaux et de leurs réseaux, après le premier Sommet des Elus Locaux de Paris, en décembre 2015.

Le Sommet marquera la détermination des gouvernements infranationaux et locaux, leur ouverture au dialogue et surtout à la co-élaboration des politiques du financement du développement local résilient et bas carbone, aux niveaux national, régional et international.
Les Villes et Régions souhaitent renforcer les coopérations pour l’ingénierie de mécanismes adaptés d’accès à ces financements Climat, en toute autonomie, afin de mieux répondre aux besoins mais également pour mieux saisir les opportunités locales et régionales.

A cette occasion, une première Cartographie des Opportunités de Financement pour les Villes et Régions du Monde sera dévoilée par la Cities Climate Finance Leadership Alliance (CCFLA), en écho à l’Appel de Marrakech qui sera lancé à l’issue du Sommet.
Elle démontrera toute la variété et l’étendue des offres, en écho aux recommandations de son Rapport 2015 sur l’Etat de la Finance Climat Infranationale. Celui-ci indiquait que seuls 9% du budget des grandes banques de développement était alloué au financement climat de projets locaux et que 70% de ces flux étaient alloués aux programmes d’atténuation ; le financement de l’adaptation aux changements climatiques représente en effet un enjeu majeur pour les infrastructures locales, car basés sur des modèles financiers « non bancables ». Ils constituent une priorité pour les Villes et Régions issues des pays en développement ou moins avancés, ne disposant pas de l’ingénierie ni des ressources financières propres à même de répondre à ce besoin fondamental.